Les élèves qui habitent dans les villages en périphérie des villes ou dans les quartiers éloignés des collèges et des lycées ne disposent pas d'un service public de transport scolaire ! Pourtant, la fréquentation de certains établissements dépend de leur capacité à organiser et à assurer le ramassage scolaire dans leur zone. C'est pourquoi le Fonds d'Action Saint-Viateur s'attache à procurer des véhicules utilitaires et de transport collectif à des établissements pour lesquels c'est une nécessité vitale. Et c'est un spécialiste qui a pris l'initiative de fournir lui-même et de rechercher auprès de transporteurs en France des minibus et des autocars dont il assure la révision avant de les expédier en "Ro-Ro" (voir ci-dessous) à Abidjan : Jean-François Crédoz est à la fois un ancien coopérant de Bouaké, un autocariste réputé et, avec son entreprise, un membre actif du Fonds d'Action Saint-Viateur. Arrivés sur place, les véhicules sont "ivoirisés", c'est-à-dire mis aux normes de sécurité ivoiriennes, par CARICI, afin d'obtenir leur carte grise et de prendre du service d'Abidjan à Ferké...



Chaque année depuis douze ans, plusieurs minibus et autres véhicules sont expédiés en Côte d'Ivoire, sous la houlette des Transports Autocars Robert Crédoz (TRANSARC) de Lons-le-Saunier. A leur sortie de l'atelier, Jean-François Crédoz et ses chauffeurs les conduisent eux-mêmes au Havre d'où ils vont partir en Ro-Ro. Quesaco le Ro-Ro ? Voici ce qu'en dit Wikipedia :
Un roulier est un navire utilisé pour transporter entre autres des véhicules, chargés grâce à une ou plusieurs rampes d'accès. On les dénomme aussi Ro-Ro, de l'anglais Roll-On, Roll-Off signifiant littéralement « roule dedans, roule dehors », pour faire la distinction avec les navires de charge habituels où les produits sont chargés à la verticale par des grues.
L'appellation Ro-Ro fait référence avant tout à la technique de manutention : on charge et décharge les colis en les faisant rouler depuis la rampe Ro-Ro portuaire (quand elle existe) vers la rampe mobile du navire, ce qui permet ainsi de conduire tout ce qui est roulant dans le garage du navire ou de l'en évacuer dans l'autre sens. Le Ro-Ro est particulièrement adapté au transport de camions, de semi-remorques, de tracteurs, pelleteuses, etc. Il est également adapté au transport de conteneurs ou de caisses mobiles acheminés dans le garage du navire au moyen de chariots à fourche ou de remorques esclaves (plus familièrement appelés mafis du nom de la société allemande qui les a conçues).
Enfin, on peut aussi transformer en Ro-Ro ce qui relève habituellement du cargo polyvalent, c'est-à-dire des marchandises diverses (cartons, fûts, palettes, caisses). Celles-ci sont chargées sur les mafis qui feront donc le voyage de port à port mais ne sont pas autorisées à quitter ces derniers (les roues à faible diamètre ne sont autorisées à la circulation routière), d'où leur nom de « remorques esclaves ».
Le Ro-Ro s'oppose à la technique du Lo-Lo (lift on/ lift off) qui recourt au chargement vertical, utilisée plus traditionnellement sur les navires équipés de grues ou sur les porte-conteneurs. Certains navires combinent les deux techniques et sont appelés ConRo.
Le Ro-Ro est aménagé en garage dont les différents niveaux sont accessibles au moyen de rampes tournantes ou de système d'ascenseur vertical. La rampe est située généralement à l'arrière et vient s'adosser au quai ou à la rampe roro du port pour les manœuvres d'accostage. Elle est repliée en fin d'opération et lorsque le navire s'apprête à appareiller. Le tirant d'eau des Ro-Ro est relativement faible ce qui ne lui confère pas une grande stabilité et limite les possibilités d'utilisation inter-océanique. Ce navire a un fardage important. En revanche il est particulièrement adapté au trafic de cabotage, sur de courtes distances (Transmanche, transméditerranée) comme les liaisons France métropolitaine-Corse ou Maghreb, ou la traversée du détroit de Gibraltar. Ce type de navire est sujet au phénomène de surenfoncement.
Le garage est équipé de dispositifs permettant le saisissage et la fixation des camions et autres engins roulants. Comme tous les navires modernes le château est rejeté à l'arrière. Il peut être ou non pourvu de moyens propres de manutention (grues, mâts de charge). Les cadences de chargement et de déchargement sont limitées à quelques heures ce qui est particulièrement appréciable quand on sait que le navire rapporte lorsqu'il est en mer (recettes) et qu'il est uniquement un centre de coûts au port.
Le Ro-Ro est également un vecteur essentiel de l'intermodalité dans le transport puisqu'il permet d'embarquer des contenants (conteneurs, caisses mobiles, camions) sans toucher au contenu, c'est-à-dire la marchandise. Il n'y a ainsi pas de rupture de charge.
L'unité utilisée pour l'appréciation de la capacité du Ro-Ro est exprimée en termes de mètres linéaires (mètre au sol) ou de trailers (équivalent remorque) sachant que, contrairement au porte-conteneurs qui peut gerber les conteneurs sur plusieurs hauteurs (une dizaine), la remorque positionnée dans un Ro-Ro ne peut être gerbée.
Ben en voilà de la science ! Merci à Jean-François Crédoz, à ses chauffeurs et à toute son équipe de l'entreprise "Voyages Crédoz Transarc".














