Biographie du F. Roger Viargues

 

Le Frère Viargues est né le 12 mars 1918 à Firmi (Aveyron).

Entré au noviciat de le province de Rodez en 1934, il prononce ses premiers voeux le 8 septembre 1935 et ses voeux perpétuels le 15 septembre 1943.

De 1935 à 1955, il sert comme enseignant, puis directeur, dans plusieurs écoles de la province de France dont : Luc, Ceignac, Sacré-Cœur de Rodez, La Fouillade, Villefranche-de-Rouergue.

Partout où il est passé, nous le voyons créer, ici des groupes de théâtre, là, une troupe scoute, ailleurs, des équipes de sport ou de jeu qui, sans être directement orientées vers l’éducation de la foi, sont de vraies expériences de vie en communauté, et potentiellement susceptibles de devenir des communautés de foi.

Les familiers du frère Roger Viargues, qu’ils soient anciens élèves, anciens scouts, ou confrères, ont tous été impressionnés par la stature humaine et religieuse de l’instituteur, du chef scout, du catéchiste ou du directeur fondateur qu’il fut. Nous voyons apparaître les traits de l’éducateur qui savait stimuler, encourager mais aussi exiger. Il est un éducateur chrétien qui, a travers ses catéchèses, par l’importance donnée aux célébrations religieuses, grâce à ses capacités à rassembler et à mobiliser élèves, scouts ou maîtres, est bien dans la mission du Viateur dont le but est d’annoncer Jésus Christ et de susciter des communautés ou la foi peut s’épanouir. Et plusieurs soulignent aussi son rôle de guide personnel de la foi chez ses élèves. Les jeunes furent la passion de Roger Viargues. Il a vécu avec et pour les jeunes.

Il s’est rarement apitoyé sur tel ou tel pauvre, mais il a mit ses énergies au service de la promotion des milieux défavorisés. Ce fut d’abord le monde rural de La Fouillade, ce fut ensuite le public de l’école Notre-Dame de Villefranche-de-Rouergue dont la majorité des enfants étaient de milieux populaires.

Le 23 août 1955, c’est le départ pour la Côte d’Ivoire où il devient fondateur de la mission des clercs de Saint-Viateur dans ce pays.

Il œuvre à Bouaké de 1964 à 1975, à Ferkéssedougou, de 1976 à 1983.

Bientôt, la vie des Ivoiriens lui paraîtra aussi commune que celle de son Rouergue natal. Et il aimera cette vie.

Dès les premiers mois de son séjour à Bouaké, tout en enseignant à l’école primaire de la mission et en collaborant à la pastorale de la ville, il s’attelle à la préparation et à la construction de la future école normale. Des années durant, il n’arrêtera plus d’édifier des classes, des dortoirs, des bureaux, des logements pour les maîtres, une chapelle, une sale de spectacle, des cuisines, des ateliers ; il définit des allées, délimite des terrains de sport. On le vit même juché sur un bulldozer pour tracer à travers champs d’ignames ou de manioc la piste – aujourd’hui, une rue – qui relie Saint-Viateur à la ville de Bouaké. Il réalisait tout cela avec si peu de frais qu’un bailleur de fonds s’étonna devant lui qu'il ait réalisé une telle œuvre avec une subvention si petite. Il fit tant et si bien que quelques 25ans après avoir quitté ses responsabilités au collège, les aménagements de l’espace Saint-Viateur portent encore sa griffe.

De 1984 à 1989, il est envoyé à Abidjan pour y bâtir le scolasticat et lancer cette maison de formation.

En 1989, il rentre en France et rejoint la communauté de N.-D. de Treize-Pierres. Il effectuera un séjour en Côte d’Ivoire de novembre 1991 à février 1992, date à laquelle il rentrera définitivement en France.

Il décède le dimanche 24 septembre 2000, jour où on fête sainte Thérèse de l’enfant Jésus, patronne des missions.

Ses obsèques ont été célébrées le 26 septembre 2000, suivies de l’inhumation dans la concession des clercs de Saint-Viateur au cimetière de Villefranche-de-Rouergue.

 

 

 

 

 

« Allez dans le monde entier, faites des disciples. Alleluia »

« Seigneur, fais de moi, ce qu’il te plaira. »