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Tout savoir sur la spiruline, avec TECHNAP : consultez le dossier... Prochaine mise en oeuvre à Raffierkro...

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Quelques considérations  pour les personnes qui désirent se lancer dans la spiruline et qui s’interrogent sur l’aide éventuelle de TECHNAP / www.technap-spiruline.org

 TECHNAP est une ONG qui se préoccupe de projets de développement durable dans les pays en voie de développement. En particulier nous œuvrons pour la promotion de la spiruline dans les pays où sévit la malnutrition.

Avant de commencer, précisons que la malnutrition[1] peut être le résultat de l’inobservation des règles élémentaires de la diététique (obligation d’avoir des repas équilibrés en calories, protéines, lipides, glucides, vitamines, oligoéléments, etc).

La malnutrition qui nous préoccupe est celle qu’on appelle Malnutrition Protéino Energétique (M.P.E .) : déficience des diètes en certains constituants essentiels.

Ajoutons encore que les carences qui ne peuvent être corrigées par une meilleure éducation nutritionnelle peuvent parfois être combattues par des solutions alternatives autres que la spiruline, si toutefois ces dernières sont disponibles et sont abordables[2] du point de vue économique.

 

TECHNAP  ne s’intéresse :

  • qu’à des projets comportant (entre autres) un volet humanitaire solide (vente de la spiruline à un prix en dessous du prix de revient pour des enfants souffrant de malnutrition et dont les familles sont indigentes)
  • et d’autre part à des projets ayant des chances de perdurer.

Ce qui introduit la notion de rentabilité et de sérieux.

 

 > La rentabilité[3] (voir remarque importante en bas de page) suppose un secteur commercial permettant de vendre plus cher que le prix de revient, pour subventionner le secteur humanitaire. Mais elle exige aussi des projets comportant des surfaces de bassin suffisantes pour faire baisser les coûts de revient.

 > Le sérieux provient aussi de la qualité du partenaire, les conditions précédentes étant réunies.

 

TECHNAP a fédéré à ses débuts un certain nombre d’ONG militant pour la mise en œuvre de technologies appropriées en faveur des pays en voie de développement (pvd).

Ces technologies concernaient des techniques et des matériels allant de la simple information technique jusqu’à l’installation d’ateliers locaux de fabrication. Il s’agissait d’équipements artisanaux (petits barrages, pompes manuelles, éoliennes, fours de cuisson, fabrication de grillage, parpaings, briques, de broyeurs, de pressoirs, etc)

À ce titre ACMA[4] (Association  pour combattre la malnutrition par Algoculture) a fait partie de TECHNAP, en proposant une technique pour la culture de la spiruline.

TECHNAP a ainsi hérité de son expérience en matière de spiruline.

Depuis 2003, dans  l’état  du  savoir-faire  de  TECHNAP,  la  technologie  appropriée proposée aux PVD, sans être exclusive, est celle de la culture et diffusion de la spiruline (Arthrospira platensis)

À l’actif de TECHNAP, il faut citer l’implantation des premiers bassins de spiruline en Afrique francophone de l’Ouest, à Davougon, au Bénin, suivie par la ferme de Pahou, à côté de Cotonou ; d’autres installations ont ensuite vu le jour, au Togo, au Burkina Faso. Aujourd’hui il y a des exploitations de spiruline, de tailles variables en Centre-Afrique, en Côte d’Ivoire, au Sénégal, au Niger, au Mali, etc. En plus de TECHNAP, les ONG du Nord assistant ces réalisations sont nombreuses (Antenna Technologie, TARGUINCA, CODEGAZ, etc).

Actuellement une très grosse ferme de spiruline (3 600 m² de bassins) est en construction à Nayalgué, à côté de Koudougou, avec les fonds du Gouvernement Burkinabé, sous la responsabilité de l’Evêché de Koudougou, TECHNAP apportant son soutien technique.

 

Rôle de TECHNAP : il est variable. Il s’agit le plus souvent de répondre à une demande d’aide émanant d’une personne ou d’une association voulant se lancer dans la culture de la spiruline. Il faut alors vérifier les buts, les moyens et les besoins du postulant. (voir plus loin)

Cette étape étant franchie, TECHNAP pourra assister ses partenaires à rédiger leurs projets, et en fonction de leur faisabilité/rentabilité, à bâtir leurs dossiers de demandes de financement.

Viendront ensuite, en simplifiant, les phases de formations, de construction et de démarrage.

Il faut revenir sur les conditions à remplir pour qu’un projet ait les meilleures chances de réussir.

1) Il y a d’abord la nécessité d’un partenariat : nécessité d’un partenaire au sud.

TECHNAP ne fait pas du “clé en main”. Si l’origine du projet provient d’une personne ou d’une association du “Nord”, TECHNAP ne se substituera pas à celle-ci. Et, de plus,  le projet devra être demandé par le “Sud”.

Une personne seule, à supposer qu’elle ait même l’envergure nécessaire, doit être adossée à une association représentative garante de la pérennité du projet, ou à une institution (religieuse par exemple, ou un orphelinat, etc) responsable de son implication dans la spiruline.

Et s’agissant d’un projet en Afrique, cette association doit être africaine. On ne peut pas importer un projet spiruline dans un pays en l’absence d’un demandeur autochtone, motivé et à la hauteur de l’enjeu. (cas particuliers : des dispensaires ou orphelinats fondés et dirigés par des congrégations non africaines, européennes par exemple)

De plus, la culture de la spiruline n’est certes pas compliquée mais elle demande un minimum de connaissances. Et pas seulement en botanique/biologie/chimie.

Rien de bien compliqué, mais au-delà de savoir peser, de savoir faire des règles de trois, des dilutions, etc, il faut avoir des notions sur le pH des solutions, sur l’écriture des produits chimiques, leurs compositions (donc comprendre ce que signifie, par exemple, un bicarbonate par rapport à un carbonate), sur la photosynthèse. ….

La culture de la spiruline requiert de plus des talents en matière de relations avec l’extérieur, en matière de rédaction de dossiers et de gestion de projets, etc.

A notre avis, un des responsables, sinon le responsable lui-même du projet, doit avoir reçu une formation du niveau brevet ou baccalauréat.

 2) Qualité des communications : dans le cas d’un projet en Afrique, il faut penser que l’on aura besoin de se mettre en relation avec toute la diaspora des algoculteurs, à commencer par l’ONG du Nord qui apportera la formation et vous accompagnera dans les débuts de votre projet.

Un téléphone portable est précieux mais une ligne téléphonique est hautement souhaitable

pour pouvoir utiliser l’Internet. Le courrier postal est en général trop lent. À la rigueur, l’utilisation d’un cybercafé proche doit être possible.

 3) Eau : l’eau de pluie ou de forage est en général convenable. La profondeur d’un bassin est en général de 20 cm (minimum). Un bassin de 100 m² requiert donc 20 m3 d’eau. En plus de la première mise en eau d’un bassin, il faut prévoir les besoins pour compenser l’évaporation (selon la latitude, l’ensoleillement et le vent ; minimum  6 à 8 l/m²/jour).

Périodiquement (2 fois/an), il faut arrêter un bassin, le vidanger pour éliminer les boues. Après décantation le milieu liquide surnageant est récupéré et est recyclé avec un appoint de milieu neuf, d’où consommation d’eau.

Les lavages consomment également de l’eau.

 4) Électricité : sauf pour des cultures à l’échelon familial, il faut de l’électricité pour l’agitation des bassins et les diverses pompes dont on doit se servir, pour sceller les sachets d’emballage (thermosoudeuse), etc.

 5) Importation d’intrants ou d’équipements : c’est un point délicat : il faut du bicarbonate, du nitrate ou de l’urée, des phosphates et quelques autres sels.

En général ce sont des produits à importer, d’où un   prix élevé et des taxes à payer à la Douane. (Dans certains pays, le natron, s’il est de bonne qualité, remplacera le bicarbonate).

 

6) Financement : un projet trop petit n’a pas d’avenir sauf à être subventionné à longueur d’année[5]. En dessous de 900 à 1 000 m², le coût de revient de la spiruline ne permet guère de distribuer la spiruline à un prix accessible aux indigents. Il faut donc trouver des fonds en quantité suffisante, pour faire face non seulement aux dépenses de construction et aux frais de démarrage mais aussi pour constituer le fonds de roulement indispensable à une exploitation normale.

 7) Formation : l’idéal – si le sérieux du projet et de son auteur est vérifié – serait de faire suivre au(x) futur(s) responsable(s) une formation spiruline en France. Un tel centre de formation existe à Hyères[6]. Pour y suivre une formation (3 à 4 mois) le niveau bac est indispensable. [À l’avenir, c’est en Afrique que cette formation pourra être obtenue, en se mettant en relation avec des fermes déjà en exploitation].

 Un petit livre a été écrit par Jean-Paul Jourdan , membre d’Antenna Technologie (et de TECHNAP) : « Cultivez votre spiruline ». On peut le trouver sur Internet (site d’Antenna Technologie). Ce manuel, très bien rédigé, est précieux.

TECHNAP est également l’auteur de  2 Livrets guides consacrés à la production et à l’utilisation de la spiruline[7]

 

 Aide de TECHNAP

La validité d’un projet est rarement reconnue tout de suite. Le petit questionnaire qui figure en annexe permet de dégrossir les problèmes posés. Si à la suite d’un échange de questions/réponses ou, mieux, rencontres, il apparaît qu’un projet semble viable, encore faut-il le préciser en rédigeant les nombreux aspects qui le conditionnent : en particulier étude de marché, implantation, financement, organisation, etc

TECHNAP peut apporter son aide dans les domaines suivants :

rédaction du dossier de projet.

Il est possible que le postulant ait une envergure suffisante pour assurer par lui-même le financement de son projet. Cependant la situation la plus fréquente est un besoin de renforcement de ses fonds propres par une ou des subventions extérieures. Le recours à des bailleurs de fonds est alors nécessaire.

Il faut savoir à ce sujet que de plus en plus la tendance est de transférer cette tâche essentielle au postulant lui-même. L’Union Européenne[8], le Ministère des Affaires Etrangères Français, accordent préférentiellement leurs aides à tout ce qui peut renforcer les capacités des Acteurs du Sud. Il sera donc proposé au partenaire futur – reconnu valable – de rechercher une formation complémentaire lui permettant de mettre au point son projet en le précisant dans la plupart de ses détails. TECHNAP pourra éventuellement servir d’intermédiaire pour trouver des fonds pour payer, par exemple, un stage de formation au CFPPA de Hyères en France.

TECHNAP pourra apporter son expérience à la rédaction du projet,  afin que le dossier constitué soit recevable pour une demande de financement auprès des bailleurs de fonds à solliciter.

Un dossier de projet doit comporter un compte d’exploitation prévisionnel.

 

Aide technique à la construction et au démarrage du projet.

La formation à la culture de la spiruline sera acquise, au cours du stage suivi au CFPPA – si ce stage a pu être suivi –  ou à travers un stage effectué dans un site de production de spiruline déjà opérationnel en Afrique, TECHNAP recherchant un tel site.

Un membre de TECHNAP, déjà formé à la culture de la spiruline, pourra accompagner la construction des installations de production du projet (bassins) et le démarrage des cultures.

 

Quelques mots sur la spiruline.

L’intérêt d’un postulant pour la spiruline étant un a priori, ses connaissances sur celle-ci sont supposées déjà importantes. Aussi, les lignes qui suivent sont elles un simple rappel de ses propriétés.

La spiruline est une algue (plus exactement une bactérie) microscopique qui croît dans des eaux saumâtres, ensoleillées et tièdes. Sa richesse en protéines (60 à 70 %) et sa teneur en vitamines, en fer et autres éléments intéressants, en font un auxiliaire précieux pour supplémenter les diètes insuffisantes du point de vue nutritif. Sa croissance est rapide, son mode de culture est simple. Le rendement en protéines à l'hectare est exceptionnel.

Dans les régions où le manque de terres est un problème et où les ressources alimentaires sont déficitaires, la spiruline jouera un rôle de premier plan pour rééquilibrer ou enrichir l'alimentation des enfants en bas âge,

Par ses propriétés intrinsèques, la spiruline consolidera les défenses immunitaires de tous les enfants à travers une alimentation plus équilibrée.

Ceux dont la santé mérite une attention spéciale, augmenteront leur potentiel de résistance aux maladies et seront moins exposés au danger de glisser dans la malnutrition.

Ceux déjà affaiblis par la dénutrition seront remis très rapidement en bonne condition.

De nombreux essais cliniques ont permis de montrer qu’avec un minimum de 2 à 3 grammes par jour un enfant souffrant de carences alimentaires sévères ou moyennes pouvait retrouver un équilibre en 1 à 2 mois.

Des études ont montré également que la spiruline, à raison de plusieurs grammes par jour, intervenait dans le renforcement des défenses immunitaires de l’organisme des enfants et des adultes. (aide aux personnes anémiées, aux sidaïques, aux drépanocytaires)

La culture de la spiruline

Elle croît dans des bassins peu profonds (20 cm d’eau, maxi 30 à 40) de quelques m² à plusieurs centaines. Son milieu de culture idéal est de l’eau entre 30 et 40°C de bonne qualité (eau de forage ou de pluie) à laquelle auront été ajoutés du sel et des engrais en quantités assez précises.

Il faut agiter périodiquement les bassins.

La spiruline peut se récolter tous les jours et tout au long de l’année. La récolte se fait par filtration et pressage ; le résultat du pressage est séché dans des fours solaires ou à gaz. Ainsi séchée et conditionnée dans des sachets étanches, la spiruline peut se conserver durant de nombreux mois.

L’exploitation pour être rentable doit avoir une taille minimale (900 à 1 000 m² selon les cas) lui permettant de faire face aux frais d’exploitation indispensables.

Mais, comme déjà écrit, des petites exploitations, familiales ou hospitalières, d’une dizaine de m² sont possibles, du moment qu’elles sont adossées à une structure (famille ou dispensaire) incorporant leur fonctionnement dans leurs dépenses habituelles.

La capacité de production habituelle est de l’ordre de 5 à 8 grammes/jour/m².

Dispositions à observer pour une unité de production

Ø  Se positionner non loin d’une bourgade importante car les besoins en petits équipements ou matériaux sont nombreux et des visites fréquentes aux drogueries et quincailleries sont nécessaires (recours aussi à un cybercafé …..) Pour minimiser ses frais la distribution de la spiruline produite (quand il s’agit de fermes importantes) requiert également une certaine proximité des centres de consommation (dispensaires, pharmacies, clientèle urbaine, …)

Ø  Eau : il faut compter l’eau d’évaporation (fonction du climat et de la couverture des bassins) plus l’eau de lavage des filtres et accessoires de récolte (vaisselle). Pour 50 m² de culture, compter une consommation pouvant atteindre 400 litres/j.

Ø  Existence ou création d’une équipe de production/commercialisation compétente et disponible : pour 50 m² de culture, compter au moins un exploitant journalier. (s’il s’agit d’un simple ouvrier, il faut compter en plus le responsable du projet)

 

Etude de marché

 

Une « étude de marché » est nécessaire pour plusieurs raisons :

A - D’abord, au stade de l’étude du projet, il faut  fixer les objectifs de celui-ci : lutter contre la malnutrition,  mais pour soigner combien d’enfants ?

Les besoins sont toujours immenses. Au moins dans un premier temps, on peut se limiter à une distribution de spiruline dans un périmètre limité : la famille, le nombre d’enfants amenés par les parents venant en consultation dans le dispensaire, la consommation potentielle de la zone immédiate où sera située la ferme, etc. Il faut dépasser ce stade qui sauf exceptions (voir plus haut) ne correspondrait qu’à des exploitations non rentables.

Il faut savoir que 1 m² de bassin fournit  # 330 j/an x 1 x 5 = 1.65 kg de spiruline par an (nous tablons sur une productivité minimum de 5g/m²/j en limitant l’exploitation à 330 jours annuels pour tenir compte des arrêts pour nettoyages et des incidents éventuels).

La tendance générale est de donner à un enfant malnutri  5 g de spiruline par jour et ceci pendant 2 mois (8 semaines).

N.B. : On pourrait donner moins (2 g/jour) ; cependant il faut prendre en compte la composition des repas qui sont donnés à l’enfant. À des repas trop pauvres il faut ajouter des quantités variables de spiruline pour que le déficit protéinique et énergétique soit comblé.

C’est donc 8 x 7 x 5 = 280 g de spiruline par enfant qu’il faut prendre en considération de façon réaliste, pour une campagne de soins ; 1 m² de bassin permet ainsi de restaurer la santé de 5 à 6 enfants différents par an. (1 650/280), étant entendu qu’après 2 mois de supplémentation de sa nourriture par cet apport de spiruline, l’enfant doit continuer à bénéficier d’une nourriture suffisante pour ne pas retomber dans la malnutrition antérieure.

Un protocole sérieux doit d’ailleurs accompagner cette addition de spiruline : autres soins médicaux éventuels et addition de la spiruline à des repas corrects.

Ceci est également valable pour le cas des enfants moyennement malnutris : ces derniers ont besoin qu’on supplémente leurs rations alimentaires pour rattraper un niveau correct.

Dans un dispensaire ou un hôpital, l’avis de nutritionnistes est important pour déterminer les quantités de spiruline à préconiser.

Ces calculs n’ont d’autre intérêt que de prévoir les besoins de la zone géographique de malnutrition qui sera couverte par la ferme de spiruline : une circonscription de 100 000 habitants peut comporter classiquement 50% d’enfants de moins de 15 ans, et jusqu’à 10% de ceux-ci sont souvent malnutris. Ceci représente 5 000 enfants à soigner, soit 5 000/5 = 1 000 m² de bassins. C’est une surface qui correspond au seuil critique pour la rentabilité d’une ferme.

 

B – Le problème de la distribution de la spiruline produite est sans doute aussi essentiel que l’établissement d’un compte d’exploitation prévisionnel satisfaisant. La simple adéquation de la production de la ferme avec les besoins de la zone géographique qui l’entoure est insuffisante. La distribution de la spiruline à titre humanitaire (à un prix inférieur au coût de revient) n’est pas une difficulté  en soi car on  passe en général par des circuits bien connus (dispensaires, Protection Maternelle infantile, CREN, Ministère de la Santé, etc).

Le secteur humanitaire (si possible 20 à 40% de la production) doit être accompagné par un secteur marchand dont l’importance est déterminante pour équilibrer les comptes. Ce secteur marchand est constitué par les pharmacies, les boutiques de diététique, des revendeurs de toutes sortes, des acheteurs isolés….  Un gros effort de marketing est nécessaire pour développer les ventes au secteur marchand. Le recours à la publicité (presse, affiches, radio, télévision) est indispensable. Faute de quoi, les stocks de spiruline invendue vont monter.

Le compte d’exploitation prévisionnel doit certes mettre en évidence les frais d’établissement/exploitation à supporter durant la phase de montée en puissance de la ferme, mais ce n’est pas suffisant.

Il est maintenant reconnu que, préalablement au démarrage de la ferme, il est prudent de commencer à créer le marché qu’on va approvisionner, en l’alimentant avec de la spiruline achetée à l’extérieur.

Le rôle de TECHNAP est de bien avertir les postulants que la rentabilité de leurs projets ne proviendra pas uniquement des m² de bassins construits et de la qualité de leur technique, mais surtout du succès de leurs ventes.

Aussi nous devons leur donner le conseil suivant : votre dossier de projet étant terminé et reconnu valable, commencez par acheter de la spiruline (à un prix négocié) et  distribuez la tant à des malnutris nécessiteux qu’à des clients solvables. Ce n’est que lorsque vos circuits de distribution seront reconnus en place et amorcés que vous pourrez démarrer votre propre production de spiruline.

Nous espérons que les pages qui précèdent auront commencé à nous faire connaître.  Et qu’elles auront attiré l’attention des futurs postulants à la culture de la spiruline sur quantité d’aspects à prendre en considération avant de se lancer et de demander notre aide.

********

TECHNAP

 

QUESTIONNAIRE PRELIMINAIRE A L'ETUDE D'UN PROJET DE SPIRULINE

 

 

 

1. Situation géographique:

 

 

  • Pays concerné:

 

 

  • Région:
 

 

  • Proximité d'une ville / mode d’accès
    • Nom:
    • Nombre d'habitants
    • Distance de la ville:
  • Climat: température, pluviométrie, ensoleillement

Nombre de jours de pluies, températures minimales, maximales…

(relevés sur un an ; variation sur plusieurs années : dans chaque pays ces données existent ; elles peuvent être obtenues, par exemple,  en s’adressant aux gestionnaires des aérodromes.)

 

 

2. Validation des besoins et de leur caractère humanitaire - Objectifs du projet:

 

 

2 .1 les besoins humanitaires

 

 

  • Quelle est la nourriture de base et y a-t-il des carences alimentaires?
 

 

  • Différents groupes cibles concernés

La connaissance de données démographiques est nécessaire : dans une zone donnée :   pyramide des âges, % d’enfants par tranches d’âge, % de malnutris par tranche d’âge

 

 

  • Effectifs estimés des différents groupes cibles susceptibles d'être atteints
    • Dans un premier temps
    • Ultérieurement
 

 

  • Les populations connaissent-elles la spiruline
 

 

  • La spiruline est-elle déjà vendue localement?
  • Si oui, à quel prix et sous quelle forme?
 

 

  • Les personnels de santé sont-ils sensibilisés à la spiruline?
  • Recensement des services de santé existants (dispensaires, maternités, hôpitaux, CREN, pharmacies, guérisseurs, …)

Attention : des autorisations administratives sont sans doute nécessaires. S’en inquiéter.

 

 

  • Quel est l'intérêt des autorités locales pour la spiruline ? [Dans certains pays le Ministère de la Santé doit être informé et donner sa position ; de toutes façons les bailleurs de fonds (Bruxelles par exemple) le demandent].
  • Avez-vous contacté celles-ci pour les informer de votre projet ?
 

 

  • Quelles sont les principales contraintes administratives?

2.2 le marché commercial

§        si le projet vise la rentabilité, il faut avoir quelques connaissances sur le niveau de vie général de la société et une idée des budgets “santé ou confort” que la population solvable peut accepter.

 

 

3. Validation  du  ou des  partenaire(s)  local (aux) potentiel(s):

 

 

  • Nom du partenaire local envisagé:
 

 

  • Adresse
 

 

  • Quel est le statut du partenaire local potentiel?
 

 

  • Noms et fonctions du responsable et des personnes rencontrées
 

 

  • Organigramme du partenaire potentiel
 

 

  • Quelles sont ses principales activités?
 

 

  • Quelles sont ses activités liées au développement ou à l'humanitaire?
 

 

  • Quelles sont ses motivations pour le développement de la spiruline?
 

 

  • Présente-t-il les garanties de sérieux et d'honnêteté?
 

 

  • A-t-il fait la preuve d'une organisation pérenne? (ancienneté)
 

 

  • A-t-il les capacités suffisantes pour remplir son rôle de maître d'ouvrage?
 

 

  • Quelle est sa capacité à gérer des projets sur le long terme?
 

 

  • Possibilité de trouver un ou plusieurs responsables d'exploitation susceptibles de suivre le projet?
 

 

4. Capacités locales et logistique

 

 

  • Site possible pour la construction de la ferme : Le lieu d’implantation est-il déjà connu ? Fait il l’objet d’un consensus ? A qui appartient-il ? Son occupation dans le temps est elle garantie ?
    • Surface et possibilité d'extension
    • Présence d'eau (réseau, pluie, forage, puit, barrage, etc.)
    • Existence d’un réseau électrique (fiabilité)
    • Accès possibles
      • Route goudronnée
      • Avion à quelle distance
      • Autre
    • Moyens de communications:
      • Téléphone
      • Mail
  • Possibilités d'accueil pour les personnes de passage et conditions de celui-ci
  • Existence dans l'environnement proche d'entreprises  pour participer à la construction et à la maintenance des installations
  • Possibilité de disposer localement de souches de spiruline naturelles ou produites.
  • Possibilités de se procurer dans le pays les intrants:
    • Bicarbonate ou éventuellement natron
    • Sulfate de potassium
    • Sulfate de magnésium
    • Sulfate de fer
    • Phosphate (s)
    • Azote ou urée (nitrates, sels d’ammonium, …)
    • Sel (chlorure de sodium)
  • Possibilité de trouver sur place :
    • des bâches ( PVC + polyamide)
    • des matériaux de construction
  • Existence d'un ou plusieurs bâtiments pouvant servir d'atelier de stockage, de bureau/laboratoire, etc. (surface possible?)
   

5. Réalisation du projet

 

 

  • Le Partenaire envisage-t-il des possibilités de financement? Si oui, lesquels?
 

 

  • La ferme doit-elle, à terme, autofinancer son exploitation ou le Partenaire local a-t-il les moyens de financer un déficit d'exploitation qui résulterait d'un prix de vente moyen inférieur au prix de revient. Ceci pouvant provenir du caractère plus ou moins humanitaire du projet.
 

 

  • Une première idée de la surface de bassins est-elle envisagée?
 

 

  • Un premier échéancier prévisionnel des réalisations est-il établi?
 

 

  • Une première estimation des investissements est-elle avancée?
 

 

  • Le Partenaire local sera-t-il en mesure d'assurer la pérennité du projet?
 

 

       

 *  Ce questionnaire n'est pas à adresser tel quel au Partenaire local potentiel. Il doit être utilisé pour poser les questions nécessaires dans le contexte et en fonction d'une progression à juger en fonction de l'avancement du Partenaire. Il est donc fortement recommandé de ne pas poser toutes ces questions en même temps. On peut par exemple, dans un premier temps, se limiter aux questions permettant de répondre du moins en partie aux points 1, 2, 3, et partiellement 4.

 



[1] Malnutrition : “état de santé qui résulte d’une mauvaise nutrition” Les obèses sont des malnutris.

[2] Sur ces plans la spiruline présente des avantages souvent déterminants  (par exemple / aux formulations des urgenciers, (MSF, etc) efficaces mais non élaborées sur place)

[3] L’obligation de rentabilité peut être discutée : certains projets sont entrepris dans un but purement humanitaire. Ils doivent être bien gérés mais le souci de leur rentabilité en est alors absent si leur fonctionnement est assuré, au-delà des investissements de création/construction et frais de démarrages, par des subventions renouvelées. C’est le cas par exemple des hôpitaux ou des dispensaires.

[4] Les fondateurs d’ACMA, les Dr Ripley Fox et son épouse, Denise, sont à l’origine de l’essor de la spiruline (nombreuses réalisations, publications scientifiques)

[5] Ce qui est admissible pour des projets purement humanitaires (voir remarque 1)

[6] CFPPA : Centre de Formation Professionnelle Agricole  (Hyères, Var). Deux sortes de stage : long (3 à 4 mois), court (1 semaine), en fonction du besoin de formation reconnu ou exprimé.

[7] TECHNAP a rédigé 2 livrets guides, l’un sur la production, l’autre sur l’utilisation de la spiruline

[8] Bruxelles ne subventionne plus les “petits” projets (minimum requis : aux environs d’ 1 million d’euros)

 

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Œuvres soutenues

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> Foyer Jeune Viateur à Bouaké ;
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> Collège de filles de Béoumi (Soeurs de La Providence, avec le Foyer de filles de Marcory, le Centre Chappoulie de Yopougon et le Foyer de filles de Bongouanou) ;
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> Hôpital général et de santé mentale Saint-Camille à Bouaké (Grégoire Ahongbonon avec LACLEF) ;
> Maison des Bébés - Amis des malades (Elizabeth et Augustin Amoakon) à Bouaké
> Caritas de Notre-Dame de Nazareth et de Saint-Paul de Gonfreville à Bouaké, de Saint-André Kagwa à Bouna et de Sainte-Odile à Bondoukou ;
> Foyer de filles Clair Logis, Maison de l’Enfance, Centre Solidarité Action Sociale avec Orphelins Enfants Sida (OSI), Monastère et Centre de santé - maternité Sainte-Marie Oliénou (Bénédictins) à Bouaké ;
> Dispensaire, école et projet spiruline de Raffierkro ;
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www.ndpbasilique.org/accueil.php
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Centre Solidarité Action Sociale Bouaké (OSI)
http://osi.bouake.free.fr/?-Centre-Solidarite-Action-Sociale-

Association Raffierkro
http://raffierkro.org/album.html